|
madcyclist
http://20six.fr/madcyclist
Hébergé par 20six.fr
|
Nouveau blog
La suite des aventures du cycliste fou ici: www.madcyclist.fr Avertissement: 20six a fait disparaitre tous mes posts entre fin novembre 2006 et le début de mon nouveau blog... Rien d'étonnant donc si la transition entre les deux blogs vous parait un peu bizarre...
Merci, et encore bravo, les gars de 20six!!! Et les filles, aussi...
|
|
|
La réponse
Je vous avais quitté à Annecy, lors de ma deuxième journée d'essai de vélos couchés deux roues. Depuis, j'ai bien sûr continué à rouler, puisque les machines à propulsion humaines consitutent l'essentiel de mes moyens de transport. Je suis reparti d'abord sur mon 600 Cannondale. Mettant d'abord une petite légende prétendant que quand on a goûté au vélo couché, on ne remonte plus jamais sur un vélo droit. Eh bien, moi, même si j'adore roulé couché, je ne peux pas me passer de mes vélos droits. J'ai donc roulé jusqu'à la semaine dernière avec mon vélo de course, avec une facilité incroyable. Je sais maintenant que l'arme absolue pour rouler vite en ville, c'est un vélo de course droit. En appuyant normalement, le compteur affiche pratiquement en permanence des valeurs autour de 30 km/h. La facilité à se faufiler, en même temps qu'une visibilité parfaite en dauseuse consituent les ingrédients qui permettent de battre n'importe quel véhicule, deux roues moteur compris. Surtout que les scoots prennent tellement d'embonpoint qu'ils passent de moins en moins entre les caisses. De plus, beaucoup de scootards viennent de la bagnole, et ils ne maîtrisent pas tous le pilotage, ou plutôt le surf urbain. Sentir la vague pour s'arrêter le moins possible, c'est ce qui permet de faire le moins baisser la moyenne, et donc d'aller le plus vite possible. Mais avec un Tmax large comme un diplodocus, c'est plus compliqué... Et puis dimanche, je me mets en tête de changer mes patins de freins. Il faut dire que le freinage des vélos de course laisse à désirer. Ce qui est normal, en course, il s'agit plutôt de ralentir, plus que je freiner jusqu'à l'arrêt. En peloton, si quelqu'un se met une boite devant, on a pas le temps d'entendre les premiers crissements que ceux de derrière sont déjà par terre, mélangés avec leurs voisins. Mais là, en plus, les patins étaient rincés de chez rincé, et sous la flotte, j'avais beau appuyer comme un sourd, je n'obtenais qu'un simple ralentissement... Au bout du deuxième patin, une vis foirée. Je me dis ok, je vais prendre le Messenger, mon Cannondale de coursier (de coursier à vélo, pas de coureur). La chambre à air arrière était crévée, mais je me dis que j'allais réparer ça en moins de deux. Ce que je fis. Mais au gonflage, une hernie d'un bon cm de diamètre apparaît! En fait, c'était le pneu qui était crevé!! Je comprends maintenant pourquoi j'avais entendu un bang en forme de coup de feu quand c'était arrivé! Alors, le tricycle (Le Catrike) a été mis à contribution. J'ai roulé avec trois jours, toujours avec autant de plaisir, mais ce que j'ai vraiment compris maintenant, c'est que j'adore rouler avec, mais en sachant que je ne vais plus rouler que couché. Et que mes deux Canon (on oubliera le VTT pour cela) sera toujours là pour me filer un plaisir dingue. Et j'ai optimisé mon Messenger. Quand je montais dessus, j'avais l'impression qu'il était tout petit. J'ai mesuré, il y avais 4 cms de moins entre la selle et la potence par rapport à mon 600. J'ai donc installé une potence plus longue et une tige de selle à recul, plus un pneu arrière neuf..., et je suis venu avec aujourd'hui. J'avais oublié à quel point ce "truck-bike" était agréable et efficace. Le gros pneu avant fait la trace (le nouveau à l'arrière et plus fin maintenant, très beau et doté de deux bandes réfléchissantes latérales), donc pas besoin de jouer à saute-moutons. Quant aux freins hydrauliques, c'est l'abs du vélo. Et maintenant que je l'ai mis à ma taille, il est tout à fait parfait. Et malgré sa grosse fourche pas aéro du tout, et son gros pneu, le temps de trajet est tout à fait comparable au 600. Je pense que le fait de pouvoir passer tout droit et d'avoir un freinage ultra sûr permet d'allumer là où je resterais un peu en dedans avec le 600 (sous/sur la pluie, mauvais revêtement...). Quant au tricyle, ses distances de freinage sont incroyablement courtes (stabilité et disques), mais sa vitesse moyenne est moins élevée. Bien que je me marre quand j'arrive à me faufiler jusqu'au feu avec mon trois roues alors que les scoots n'y arrivent pas! Donc la réponse est simple: je n'achèterais pas de vélo couché deux roues. C'est un engin fantastique, mais de part la position même, il ne peut rivaliser en agilité et en visibilité, donc en rapidité, avec un vélo droit. Le tricycle, lui, à pour lui son confort, et sa stabilité en toutes circonstances. Si jamais il neige cet hiver (bien que ça n'en prenne pas le chemin, malheureusement), je serais bien content de le trouver.
|
|
|
Ballade sur le low-racer (suite)

Le problème pour moi viendra des nombreuses barrières disséminées sur la piste servant à empécher les autres véhicules de l'emprunter. Avec mes Cannondale ou mes tricycles, je passerai ça à fond les ballons, mais là, impossible de les passer même au ralenti, je ne maîtrise pas assez l'engin. Alors je freine en matant bien dans le rétro qu'il n'y ait personne derrière (je veux pas gêner), et juste avant l'arrêt il s'agit de se préparer à poser les pieds par terre, afin de se relever plus facilement. Et je pousse le spad pour passer la barrière. Je n'ai pas d'égo, quand on apprend, on apprend. Et surtout ça me fait bosser les démarrages. J'ai bien dû en passer plus d'une vingtaine, et j'ai eu vraiment du mal une seule fois. J'ai pu parler avec pas mal de gens. En particulier avec une dame qui roulait avec sa petite fille; on passait son temps à se doubler. Je la doublais en roulant, elle me doublait au passage des barrières. 9a a duré un moment, et à chaque fois que je la respassais, je lui disais: "A tout de suite". A un autre moment, j'ai laissé passer à une barrière une demoiselle très charmante sur un carbone haut de gamme, cuissard blanc, à qui j'ai expliqué que j'apprenais le vélo couché. Elle me lance: "Ca ne se voit pas, vous roulez à la même vitesse que moi". Je lui réponds que j'ai l'avantage du matériel, et elle: "C'est ce qu'on dit, mais je n'y crois pas." Adorable donc. Seulement c'est là que j'ai bien merdouillé pour repartir, donc, je ne l'ai pas revu! Et puis j'ai fini par arriver chez Jean-Pierre, tout fier. J'ai encore passé l'après-midi chez lui, et là, j'ai casiment tout essayé. Un M5 de tourisme guidon bas, le même modèle que mon tricycle allemand, mais en deux roues, très facile à conduire, tellement que j'ai essayé de passer une barrière, et je me suis vautré! Ca sera ma seule vrai chute (à deux à l'heure) du séjour. J'ai essayé aussi le tricycle de chez Velotechnik, sympa, mais le siège de vélo-couché deux roues étroit ne convient pas à un tricycle, à mon avis. J'ai essayé aussi le tricycle Kettwiesel à propulsion manuelle, pour les gens qui n'ont plus l'usage de leur jambes. C'est infernal! A fond les ballons, je devais bien friser les quinze à l'heure. J'ai goûté également du Thys, un vélo-couché dont la propulsion se fait comme sur un bateau d'aviron (sauf qu'on est dans le sens dans la marche, ce qui est beaucoup plus adapté...); Amusant, mais pas évident quand même. Et j'ai refais pas mal de City. Alors, y va-t-y un acheter un le bougre?? Réponse dans la prochaine note...
|
|
|
I drove a low-racer
La semaine dernière, je m'en fûs d'un coup de TGV à Annecy, chez Jean-Pierre Hénon, plus grand revendeur du monde des vélo-couchés hollandais de marque M5. Faut dire qu'étant passé directement du vélo droit au tricycle(s), j'étais frustré de n'avoir jamais -tenté- d'essayer de vélo couché à deux roues. Le magasin de Jean-Pierre est situé à une vingtaine de bornes d'Annecy, à Doussart:
Jean-Pierre, c'est un personnage. D'abord, il fume comme un pompier, ce qui est plutôt rare chez les vendeurs de vélos, couchés ou non. Ensuite, il est doté d'un humour redoutable, ce qui n'est jamais pour me déplaire. Mais surtout, il est d'une gentillesse énaurme. Je suis arrivé, on a d'abord été bouffer, et ensuite, j'ai pu essayé tout ce que je voulais. Enfin, au début, surtout ce que je pouvais... Jean-Pierre m'a d'abord mis sur un city-racer: La première fois, c'est -relativement- facile. Vous êtes assis dans le siège, plutôt du genre allongé, les pédales bien en hauteur, tout devant. Ca descend un peu devant le magasin, Jean-Pierre me pousse, et c'est parti Ca roule, pendant deux cents bons mètres, mais c'est plutôt crispé, même si Jean-Pierre gueule derrière: "Décontracte les épôôôôles!!!!" Petit détail, le guidon haut, en forme de boomerang, doit bien faire ses quinze centimètres de large... Et la moindre pression dessus bouge évidemment la roue avant située...sous vos cuisses! Comme vous êtes tendu comme une corde à piano, le machin ne va pas vraiment droit. Et très vite, on pose le pied par terre. Et là, plus de JP pour vous pousser, il faut repartir tout seul. Et je vous garanti que ce n'est pas de la tarte! Allongé les genoux à la hauteur de la poitrine, il faut lancer le machin tout en touchant le moins possible à ce mini guidon. Bonjour la tremblotte, et les zig-zag! Mais à force d'entraînement au cours de l'après-midi, je commence à y arriver, et à faire des distances de quelques kilomètres. Il faut dire qu'une piste cyclable passe à une cinquantaine de mètres du magasin, et c'est tant mieux, parce que commencer le vélo couché deux roues dans la circul, ca serait comme apprendre le voilier dans le rail d'Ouessant! Autre caractéristique de JP: c'est un sadique! Alors que j'arrivais à bien avancer avec le city-racer, voilà qu'il me met sur un low-racer! Faut dire que c'est sa madeleine de Proust, les low-racer. Matez l'engin sur le site! Roue de 700 à l'arrière, vous êtes très bas (d'où le nom), la potence est carrément plate et les pédales bien hautes, avec un empattement plus grand que le city. Avec celui-là, les redémarrages sont horribles. Pour le premier, je n'arrête pas de ne pas partir! L'avantage, c'est qu'on ne tombe pas! On est si bas que quand ça verse, il suffit de poser la main par terre. Donc premier redémarrage, je n'y arrive pas. Je pousse donc le vélo vers une petite zone en pente, et je repars. Mais pas question d'abandonner, bien sûr. Même si mes départs tiennent plus du Parkinsonien que d'autre chose! Tout cela m'occupe bien toute l'après-midi, jusqu'à ce que Jean-Pierre me dise: Bon, on va bouffer, et j'embarque le low-racer, comme ça je te droppe à l'hôtel avec et tu seras autonome demain, tu reviendras avec. Il me dit ça l'air tout naturel, et moi je me dis ouiiii...euhhh. Mais bon on verra bien. Petit coup de fil à l'hôtel des fois que je puisse pas stocker le spad chez eux, mais le gars me répond qu'ils ont une cave, donc pas de problème... Bon... Le lendemain, je décide de pousser l'engin jusqu'au départ de la piste cyclable, pour les raisons évoquées plus haut. Il faut dire qu'Annecy, c'est le paradis du cycliste. Des pistes dans tous les sens, des garages à vélo partout, certains avec antivols intégrés!!! Et la piste qui passe devant le magasin commence donc à Annecy! J'ai donc 21 bornes à faire... Me voilà donc arrivé au départ (je l'aime bien, celle-là . Pour la discrétion, je repasserais. Il faut chaud et beau (contrepétrie belge), y a un soleil d'enfer, et du monde partout. Et bien sûr, il y a un troupeau de nains juste à côté qui me mate, ce qui n'a rien d'étonnant, vu le côté insolite de l'engin. Je crains les railleries du genre zy va mate le bouffon, mais je suis trop influencé par la racaille banlieusarde, une gamine me demande juste gentiment si c'est difficile à conduite, M'sieur? La réponse est oui, ma Grande, mais j'arrive quand même à partir, et au bout de 150 mètres, il faut déjà négocier le premier virage. Il y a un gros terre-neuve qui tire sur sa laisse pour se jeter dans le lac, mais je ne peux pas le regarder sous peine de me vautrer, donc je négocie le virage avec succès, même si je sors complètement à gauche! http://www.m5france.com/M5models.htm ps: regardez sur les photos où passe la chaîne sur le low-racer par rapport à la roue avant... A suivre...
|
|
|
Je vais lire "Métro" plus souvent
En écho à ma note précédente, voilà que j'ai lu, encore une fois dans "Métro" qu'un Rambo d'opérette s'était proprement dézingué par une vache la semaine dernière. Il faut dire que je collectionne les vaches. Pas les vrais, mon jardin est trop petit, je m'y mettrais à la retraite. Mais tous les objets en forme de vache. Et d'ailleurs, pendant que je tape, Bérénice, ma vache en pluche noire et blanche offerte par mes collègues, me regarde à travers ses doux yeux, juchée sur mon PC. Bref, pour revenir au chasseur, l'olibrius avait décidé de traverser un champs sans demander la permission à l'hôte de ces lieux. La vache avait son veau avec elle, et elle a dû penser, avec juste raison, qu'un gars avec des grosses bottes, un flingue et un probable nez rouge était une menace pour son petit. Ni une, ni deux, elle a chargé, a proprement encorné l'individu, qui a immédiatement avalé son bulletin de naissance. Et de deux dans la sciure. Non mais!
|
|
|
Ca n'a rien à voir
Ca n'a rien à voir mais ça fait toujours plaisir. J'ai lu il y a quelques jours dans "Métro" -je lis la presse gratuite mais aussi celle qui se paie, et l'un des seuls canards indépendants, c'est à dire sans pubs, celui qui fait coin coin. Bref, dans "Métro", je découvre un entrefilet indiquant qu'un chasseur, qui d'habitude sème la mort, a été tué par un cerf. Il est parti de chez lui, et n'est pas rentré vivant, car la "proie" s'est défendue. Se retrouver de l'autre côté permet de mettre les choses en perspective, même si ce fût pour un très court moment
|
|
|
RER: le vrai courage
Quand j'annonce mon kilométrage journalier à vélo, j'ai souvent droit à un sifflement admiratif, et à un "Bah dis donc, t'as du courage!". Je souris parce que la phrase est gentille, mais à chaque fois que c'est possible, je réponds non, qu'en fait faire ce qu'on aime, ce n'est pas du courage. Et que le vrai se situe plutôt du côté de celles/ceux qui sont confronté(e)s au RER. Je rappelle la signification de cet acronyme, parce que c'est toujours bon de mettre un peu d'humour dans une note. RER= Réseau Express Régional ça veut dire. Si si! Un peu comme à la Cantine, plus le nom du plat est pompeux, plus ce qui se trouve dans l'assiette est naze. On vous propose une sarabande de pommes de terre, et c'est de la purée qui colle. Mais revenons au train train. Ca commence sur Internet. Vous essayez de regarder à quelle heure il va passer. Eh bien vous pouvez être sûr d'une chose: l'heure indiquée est la seule à laquelle le bon dieu de RER-appelons comme ça- ne passera pas. Ensuite, pas de quoi s'ennuyer. Vous constatez que vous êtes un des rares à payer, car d'aucuns pratiquent leur gymnastique matinale en sautant par dessus les tourniquets. Ca fait toujours plaisir de penser que celles/ceux qu douillent payent non seulement leur titre de transport, mais aussi celui des acrobates matinaux. Il faut dire aussi que d'un côté les systèmes anti-fraude automatiques sont totalement inopérants, quels qu'ils soient. Seule une présence humaine serait efficace. Et que de l'autre (côté, on suit derrière), la technique ne suit pas. J'échange actuellement un carnet de ticket contre 32,40 euros. J'en ai souvent sur moi car en cas de crevaison avec le vélo quand je rentre, au lieu de réparer, si je suis au bon endroit, j'attrape ledit RER avec le spad, et je répare à la maison. Mais quand je fais l'aller retour, ça me le met à 6,40 euros, pour 60 bornes, c'est pas franchement donné, ça fait plus de 10 euros les 100 bornes, plus cher qu'avec Titine (ma 4L). On peut donc considérer qu'il s'agit d'un luxe. Enfin le prix, hein, pas les conditions de transport. Mais en plus, il ne suffit pas de vouloir payer ce tarif prohibitif, il faut pouvoir. Ce matin, le train arrivait, et pas moyen d'enfiler le p... de ticson de sa m... dans la fente ad hoc. Ou plutôt dans les fentes. J'ai essayé trois machines. Pour ne rater le tortillard, j'ai dû me livrer moi-même à un exercice de voltige par dessus le tourniquet, passant à la fois de l'autre côté et dans l'illégalité. Tout ceci sous l'oeil torve et indifférent des employés de la Retape, qui réussissent le grand écart de ne bouger ni quand vous fraudez, ni quand vous ne parvenez pas à payer! Et après ils pleurent en disant que bientôt, il n'y aura plus d'employés dans les stations. Mais une présence humaine ne se justifie que si elle apporte un vrai plus par rapport à une machine! Je précise que je suis rentré dans le rang à Chatelet, en validant le ticket qui m'avait résisté à Noisiel. Et je voulais donc rendre hommage aux usagers (terme au combien exact, à tous les sens du terme) du RER, chez qui se situe le vrai courage. Moi, je sais que demain, je serai revenu sur mon vélo, ou mon tricycle, donc je serais maître de mes horaires et de mon trajet. Mais je sais par ma Douce, et par mes collègues, que le RER se dote d'une créativité sans bornes pour pour casser les pieds de ses passagers. Une semaine sans incident ni retard, ça n'existe pas.
|
|
|
[page précédente]
|